L’IA en temps réel dans l’audiovisuel ne promet plus seulement d’accélérer la fabrication des images : elle pourrait modifier la nature même des œuvres, désormais capables de réagir au public, aux données ou au contexte.
Thème : Temps réel et IA, le nouveau paradigme audiovisuel.
Date : mercredi 14 octobre 2026, de 9 h à 11 h.
Lieu : Cap Digital, 14 rue Alexandre Parodi, 75010 Paris.
Intervenants annoncés : Cyril Rimbaud, fondateur de Curioser, et Guillaume Calfati, cofondateur et CTO de Beemm.
Participation : gratuite sur inscription, dans la limite de 50 places.
Du contenu généré au média vivant
Jusqu’à présent, les outils génératifs ont surtout été envisagés comme des assistants de fabrication. Ils produisent une image, un plan ou une séquence qui rejoint ensuite un processus de sélection, de montage et de finition. Le temps réel déplace ce fonctionnement : le résultat peut évoluer pendant sa diffusion, en fonction d’une interaction ou d’une information reçue.
Films interactifs, récits adaptatifs, images réagissant au spectateur ou environnements immersifs deviennent ainsi des terrains d’expérimentation. Le contenu n’est plus nécessairement figé au moment où il est présenté. Il peut se recomposer, bifurquer ou changer d’apparence au cours de l’expérience.
Une nouvelle grammaire à la croisée de plusieurs industries
Cette évolution rapproche davantage encore l’audiovisuel du jeu vidéo, du spectacle vivant et de la création immersive. Ces univers travaillent déjà avec des moteurs capables de calculer une scène, d’interpréter une action et de modifier un environnement à la volée.
Pour les auteurs et les réalisateurs, l’enjeu ne consiste donc pas uniquement à générer plus vite. Il faut imaginer des œuvres dont toutes les variantes ne sont pas déterminées à l’avance, tout en conservant une intention, une continuité et un cadre éditorial. Le temps réel appelle ainsi une autre manière d’écrire, de préparer et de superviser les contenus.
La fluidité et la cohérence deviennent des contraintes de production
Dans un workflow différé, une génération insatisfaisante peut être relancée ou corrigée avant diffusion. En direct, la marge de manœuvre se réduit fortement. Les systèmes doivent répondre rapidement, maintenir la cohérence des personnages et des décors, puis délivrer une qualité visuelle suffisamment stable pour ne pas rompre l’expérience.
La chaîne de production doit donc articuler modèles génératifs, puissance de calcul, orchestration logicielle et contrôle humain. La latence devient un paramètre créatif autant que technique : une réponse trop lente ou imprévisible peut rendre l’interaction inopérante, même lorsque l’image produite paraît convaincante isolément.
Le coût énergétique ne peut rester hors champ
La génération instantanée sollicite des ressources importantes, précisément au moment où la filière audiovisuelle cherche à réduire l’empreinte de ses infrastructures. La performance ne peut donc pas être évaluée uniquement à l’aune de la vitesse ou du réalisme de l’image.
Le BreakfAIst #9 mettra en regard les ambitions créatives et leurs conditions matérielles : puissance disponible, dimensionnement des systèmes, optimisation des modèles et consommation énergétique. L’objectif sera moins d’opposer innovation et sobriété que d’identifier les arbitrages permettant de développer des usages réellement soutenables.
Deux intervenants pour confronter création et mise en œuvre
La table ronde réunira notamment Cyril Rimbaud, fondateur de Curioser, et Guillaume Calfati, cofondateur et CTO de Beemm. Leurs interventions permettront d’aborder l’IA en temps réel sous l’angle de l’expérimentation créative, mais aussi de son intégration concrète dans des environnements professionnels.
Cette confrontation entre intentions, outils et contraintes constitue l’un des principes du BreakfAIst. Le format cherche à dépasser la simple démonstration pour comprendre ce que les technologies rendent effectivement possible, les compétences qu’elles mobilisent et les limites qui doivent encore être levées.
| Objectifs | Enjeu professionnel | |
|---|---|---|
| Point d’étape | « Comment cela va changer nos métiers » | Mesurer les transformations des pratiques et des compétences. |
| Veille Techno | État des possibilités de l’IA générative en temps réel. | Distinguer les capacités opérationnelles des démonstrations. |
| Veille Artistique | Décryptage d’une création. | Observer l’émergence de nouvelles écritures audiovisuelles. |
| Table ronde | Regards croisés de créateurs et d’experts. | Confronter les usages aux contraintes techniques et environnementales. |
| Café | Échanges entre participants. | Partager les expériences et prolonger les discussions. |
Deux heures pour observer, débattre et expérimenter
La matinée associera un point d’étape sur l’évolution des métiers, une veille technologique consacrée aux possibilités actuelles de l’IA générative en temps réel et une veille artistique construite autour du décryptage d’une création. Une table ronde prolongera ces séquences avant un temps d’échange autour du petit-déjeuner.
Organisé tous les deux mois, le BreakfAIst veut offrir aux professionnels des industries culturelles et créatives un espace pour prendre du recul face à l’accélération des annonces. Cette neuvième édition est portée par Génération Numérique et Human2AI, avec le soutien de Cap Digital.
BreakfAIst #9 : mercredi 14 octobre 2026, de 9 h à 11 h.
Adresse : Cap Digital, 14 rue Alexandre Parodi, 75010 Paris.
Accès : gratuit sur inscription, 50 places disponibles.
Inscription : réserver sa place au BreakfAIst #9.








