Dans les projets audiovisuels, le choix d’un écran LED ne se réduit pas à sa définition. La solidité des dalles, leur homogénéité visuelle, leur capacité à être entretenues et leur adaptation au lieu comptent tout autant. C’est ce que met en évidence cette interview de STARDUST Group, qui intervient à la fois dans la prestation technique événementielle et dans l’intégration audiovisuelle.
Le véritable progrès ne se lit pas seulement dans le pitch
La finesse des pixels progresse, mais les usages imposent des priorités différentes : résistance aux transports dans l’événementiel, discrétion et cohérence visuelle dans les installations pérennes.
L’enjeu industriel se déplace vers la régularité du rendu, la maintenance et l’allongement de la durée d’utilisation des dalles.
Choisir les fabricants, puis comparer sur le terrain
Face à une offre de fabricants qui évolue rapidement, Tony Gueniffet décrit une démarche de sélection fondée sur le suivi des produits, les échanges avec les fournisseurs et les essais. L’objectif n’est pas de retenir systématiquement la technologie la plus récente, mais de vérifier qu’elle répond à un usage concret.
Comme le souligne Tony Gueniffet dans l’entretien, les essais comparatifs doivent également tenir compte des caractéristiques des dalles. Pour évaluer deux produits, encore faut-il rapprocher des solutions comparables et examiner leur rendu après réglage. Le niveau de finition, la régularité de fabrication et la capacité du fournisseur à accompagner l’exploitation font partie des critères évoqués.
Événementiel et intégration fixe : deux cahiers des charges
Un mur LED destiné à une tournée, un salon ou une convention subit des montages et démontages répétés. Il doit pouvoir voyager en flight-cases et supporter les manipulations. La robustesse mécanique devient alors une qualité déterminante.
Tony Gueniffet distingue cette logique de celle des installations fixes, où les priorités changent. La discrétion du dispositif, son intégration architecturale et la qualité de restitution prennent davantage de place, que l’écran soit utilisé pour une réunion, une présentation ou une mise en scène visuelle. La technologie LED reste commune, mais le châssis et les choix de conception ne répondent pas aux mêmes besoins.
Pixel pitch et calibration : une image à juger dans son ensemble
La réduction du pixel pitch, c’est-à-dire la distance entre deux pixels voisins, permet de proposer des surfaces d’affichage plus fines. Elle facilite notamment la diffusion d’images détaillées sur des écrans de grandes dimensions, à condition de tenir compte de la distance d’observation et de la résolution réellement exploitée.
Mais une image précise ne suffit pas si plusieurs modules ou écrans présentent des écarts de luminosité, de gamma ou de couleur. Tony Gueniffet insiste sur ce travail d’homogénéisation, particulièrement exigeant lorsqu’il faut raccorder des ensembles différents. Les progrès des outils de calibration et de la colorimétrie accompagnent ainsi ceux des dalles elles-mêmes.
Faire durer les parcs LED et anticiper les nouvelles formes
Autre sujet soulevé dans l’entretien : la durée d’exploitation. Tony Gueniffet évoque l’intérêt de matériels plus résistants, qui nécessitent moins d’interventions et peuvent rester dans les parcs plus longtemps. Cette logique répond à la fois aux contraintes économiques des prestataires et aux attentes de clients attentifs à l’impact de leurs événements.
L’entreprise mentionne également des pistes de réemploi ou de seconde vie, notamment par l’intermédiaire d’associations ou d’établissements d’enseignement. Il ne s’agit pas, dans cette interview, d’un bilan environnemental chiffré, mais d’une orientation donnée à la gestion du matériel.
Enfin, les échanges avec les fabricants portent sur des prototypes, des traitements de surface plus résistants et des dalles capables d’adopter des géométries moins conventionnelles. Des écrans courbes ou inclinés élargissent les possibilités scénographiques, sans effacer les exigences de fiabilité et de maintenance.
À mesure que le LED gagne en finesse et en souplesse d’intégration, l’arbitrage devient plus complet. Qualité d’image, tenue dans le temps, réparabilité et adaptation à l’usage doivent être évaluées ensemble. Pour un prestataire comme STARDUST Group, l’innovation ne se mesure donc pas seulement au dernier pixel pitch annoncé, mais aussi à la pertinence d’un matériel une fois installé et exploité.








