INA campus Paris-Panthéon-Assas marque une nouvelle étape pour l’école des médias et du numérique de l’INA. L’établissement rejoint l’université comme établissement-composante, aux côtés notamment de l’Efrei, de l’ISIT, du CFJ et de l’École W. L’intégration a été officialisée par décret en septembre 2025, lors du passage de l’Université Paris-Panthéon-Assas au statut de grand établissement.
Derrière ce rapprochement, l’objectif est assez clair : renforcer les passerelles entre formation professionnelle, enseignement supérieur, recherche et secteurs des médias. INA campus revendique aujourd’hui 400 étudiants et 3 000 professionnels formés chaque année. L’école entend donc consolider sa place dans l’audiovisuel, le numérique et les industries culturelles, tout en donnant davantage de visibilité à ses formations en France et à l’international.
Pour Fabrice Lacroix, président-directeur général de l’INA, cette évolution répond à un besoin de fond. « Former les professionnels de demain est l’une des missions essentielles de l’INA », rappelle-t-il. Selon lui, les transformations technologiques, économiques et culturelles du secteur imposent de donner aux nouvelles générations « les clés pour comprendre, maîtriser et accompagner ces évolutions ».
De nouvelles formations déjà engagées
Le rapprochement ne reste pas au niveau institutionnel. Plusieurs formations communes sont déjà annoncées ou en préparation. À compter de la rentrée 2026, le Diplôme de Documentaliste Multimédia permettra une double diplomation avec la Licence Information-Communication de l’Institut français de presse, composante de Paris-Panthéon-Assas.
À partir de mars 2027, un MBA Chef de projet contenus multimédia sera également lancé avec Assas Executive Education, la filiale de l’université dédiée à la formation continue. Ce parcours doit croiser expertise des contenus, management et stratégie, dans un contexte où l’intelligence artificielle modifie déjà les modes de production, d’édition et de circulation des médias.
Un Master 2 CFJ Écriture-Réalisation est aussi en cours d’élaboration. Il associerait les expertises du CFJ, de l’IFP et de l’INA, dans une logique de formation plus transversale entre journalisme, écriture, réalisation et maîtrise des environnements audiovisuels.
Les premières synergies annoncées
Dès la rentrée 2026, le Diplôme de Documentaliste Multimédia ouvrira sur une double diplomation avec la Licence Information-Communication de l’IFP.
En mars 2027, un MBA Chef de projet contenus multimédia sera développé avec Assas Executive Education.
Un Master 2 CFJ Écriture-Réalisation, associant le CFJ, l’IFP et l’INA, est également en cours d’élaboration.
Réunir l’académique et le terrain
Le mouvement correspond aussi à une tendance plus large dans les métiers des médias. Les compétences attendues ne se limitent plus à la maîtrise d’un outil, d’un format ou d’un support. Il faut comprendre les contenus, les usages, les données, les environnements numériques, les logiques éditoriales et les mutations liées à l’intelligence artificielle.
C’est précisément ce que l’INA et Paris-Panthéon-Assas disent vouloir construire ensemble. Fabrice Lacroix parle d’un choix visant à « réunir excellence académique, recherche et expertise professionnelle afin de construire des parcours de formation à la hauteur des défis à venir ».
Stéphane Braconnier, président de l’Université Paris-Panthéon-Assas, inscrit lui aussi cette intégration dans une ambition plus large. « Avec l’intégration d’INA campus, nous avons l’ambition de construire la grande école des médias de demain », affirme-t-il, en évoquant la réunion d’« expertises académiques et professionnelles complémentaires ».
Vers un pôle médias, numérique et industries culturelles
Pour Paris-Panthéon-Assas, l’arrivée d’INA campus vient renforcer un ensemble déjà composé d’écoles et d’instituts tournés vers l’information, la communication, les langues, le numérique et le journalisme. Pour l’INA, elle permet d’inscrire son école dans un cadre universitaire plus visible, tout en conservant son ancrage professionnel.
Stéphane Braconnier y voit « une formidable opportunité pour faire émerger un pôle de référence, national et international, dans le domaine des médias, du numérique et des industries culturelles ». La formule résume bien l’enjeu : former non seulement aux métiers actuels, mais aussi aux compétences qui accompagneront leurs prochaines transformations.
L’intégration d’INA campus ne change donc pas seulement l’organigramme d’une école. Elle traduit une recomposition plus profonde de la formation aux médias, entre savoir académique, apprentissage métier, création audiovisuelle, stratégie des contenus et technologies numériques.








