L’IA au SATIS 2026 irriguera une grande partie du programme, avec l’AGORA 2 comme point d’ancrage et plusieurs rendez-vous répartis dans les autres espaces.
Le fil rouge : l’intelligence artificielle dans toute la chaîne de création et de production audiovisuelle.
Au programme : treize conférences consacrées aux usages, aux outils, aux métiers et aux limites de l’IA.
Dates : mercredi 4 et jeudi 5 novembre 2026.
Lieu : Docks de Paris, La Plaine Saint-Denis.
Accès : gratuit sur accréditation.
Trois ans pour faire de l’IA un programme de fond
Depuis trois ans, le SATIS étoffe son cycle de conférences consacré à l’intelligence artificielle. Au fil des éditions, le débat a changé de nature. Il ne s’agit plus seulement de se demander si une machine peut écrire, générer une image ou nettoyer une bande-son, mais de comprendre comment ces outils s’insèrent réellement dans une chaîne de fabrication.
Ce travail de fond s’est également prolongé tout au long de l’année à travers les rendez-vous BreakfAIst. Le SATIS en élargit désormais la perspective en réunissant, pendant deux jours, les questions créatives, techniques, économiques et professionnelles qui traversent la filière.
Le programme 2026 traduit cette maturité nouvelle. Les intitulés restent volontiers provocateurs – hégémonie narrative, mutinerie des agents, production sans humain, piège de la perfection – mais ils renvoient à des questions très concrètes : qui décide, qui contrôle, qui valide et, surtout, qui répond du résultat ?
Mercredi : de l’écriture aux nouveaux modèles de production
La première journée suivra l’IA depuis l’écriture jusqu’à la sortie de postproduction. À 10h30, « IA et Scénario : de l’assistance à l’hégémonie narrative ? » posera d’emblée la question du partage de l’initiative entre auteur et outil. À midi, les « Agents IA en production » quitteront le registre du rêve pour examiner le risque de mutinerie — ou, plus prosaïquement, de perte de contrôle sur des systèmes capables d’enchaîner plusieurs tâches.
L’après-midi poussera le raisonnement plus loin. « Production audiovisuelle sans humain : le seuil critique » interrogera à 15 heures les limites de l’automatisation. À 16h30, la chaîne de postproduction passera au révélateur de l’IA, avant une dernière table ronde à 18 heures sur la manière dont on produira en 2027.
Autrement dit, inutile d’attendre une conférence intitulée « Faut-il avoir peur ? ». La bonne question sera plutôt : à quel endroit du workflow faut-il garder la main, et avec quels moyens de vérification ?
Jeudi : quand les usages rencontrent les métiers
Le jeudi matin imposera déjà un premier arbitrage. À 10h30, l’AGORA 2 se penchera sur les « Micro-productions IA » et les pièges d’une démocratisation qui ne supprime ni le savoir-faire ni la responsabilité. Au même moment, THEMA 2 questionnera la façon dont les écoles préparent les futurs professionnels à cette transformation.
À midi, trois approches se répondront. L’une explorera la création de nouveaux programmes à partir du patrimoine audiovisuel. Une autre associera production virtuelle, IA et temps réel. La troisième examinera les usages de l’IA dans la création, le traitement et la production de la bande-son. Archives, plateaux virtuels et audio : presque toute la chaîne de valeur sera mobilisée en une heure. Il faudra donc choisir – ou venir à plusieurs.
À 15 heures, le « vibe coding » sera confronté à la sensibilité créative. Puis, à 16h30, le cinéma et la publicité générés par IA se heurteront au « piège de la perfection », tandis que THEMA 1 abordera les effets de l’IA et des nouveaux formats sur la conformation et l’assistanat technique.
Treize conférences pour composer son propre parcours
Le programme ne dessine pas une voie unique. Il permet au contraire de suivre l’IA par métier, par étape de production ou par niveau de maturité. Les curieux pourront reprendre les bases ; les équipes déjà engagées dans des expérimentations viendront confronter leurs méthodes aux retours du terrain.
Voici le programme complet des rendez-vous consacrés à l’intelligence artificielle. La difficulté ne sera pas de trouver une conférence, mais de résoudre les chevauchements sans demander à un agent autonome de se dédoubler à votre place.
| Date | Horaire et salle | Conférence |
|---|---|---|
| Mercredi 4 novembre | 10h30 – 11h30 AGORA 2 | IA et Scénario : de l’assistance à l’hégémonie narrative ? |
| Mercredi 4 novembre | 12h00 – 13h00 AGORA 2 | Agents IA en production : du rêve à la mutinerie |
| Mercredi 4 novembre | 15h00 – 16h00 AGORA 2 | Production audiovisuelle sans humain : le seuil critique |
| Mercredi 4 novembre | 16h30 – 17h30 AGORA 2 | L’IA révolutionne la chaîne de post-production |
| Mercredi 4 novembre | 18h00 – 18h45 AGORA 2 | Au milieu des bouleversements, comment produit-on en 2027 ? |
| Jeudi 5 novembre | 10h30 – 11h30 AGORA 2 | Micro-productions IA : la démocratisation piégée |
| Jeudi 5 novembre | 10h30 – 11h30 THEMA 2 | Les écoles face à la révolution de l’IA |
| Jeudi 5 novembre | 12h00 – 13h00 AGORA 2 | De nouveaux programmes grâce à l’IA : comment exploiter notre gigantesque patrimoine audiovisuel ? |
| Jeudi 5 novembre | 12h00 – 13h00 AGORA 1 | Production Virtuelle 2026 : l’IA et le Temps Réel au service d’une création sans limites |
| Jeudi 5 novembre | 12h00 – 13h00 THEMA 4 | IA et postproduction : comment l’IA va changer et nous assister dans la manière dont on crée, traite et produit la bande son ? |
| Jeudi 5 novembre | 15h00 – 16h00 AGORA 2 | Vibe coding et sensibilité : les outils créatifs de demain |
| Jeudi 5 novembre | 16h30 – 17h30 AGORA 2 | Cinéma et pub IA : le piège de la perfection |
| Jeudi 5 novembre | 16h30 – 17h30 THEMA 1 | Conformation et assistanat technique : impact de l’IA et défis des nouveaux formats |
Dans les allées, les solutions prennent le relais
Les conférences ne seront qu’une partie du dispositif. Un Parcours Solutions Intelligence Artificielle permettra également d’identifier les exposants, produits et services qui intègrent déjà ces technologies. Disponible à partir de la mi-octobre, il rejoindra trois autres parcours consacrés à la création de contenus, à l’intégration AV et à Green4All pour les adhérents Ecoprod.
Ce passage des discours aux démonstrations est essentiel. Une fonction spectaculaire sur un écran ne dit encore rien de son intégration dans un workflow, de sa répétabilité, de son coût, de sa sécurité ou de la manière dont les équipes peuvent la superviser. Les échanges dans les allées permettront de confronter les promesses aux conditions réelles de déploiement.
Passer des promesses aux usages
Le SATIS ne prétend pas fournir en deux jours une réponse définitive à toutes les questions posées par l’IA. Ce serait d’ailleurs imprudent : un nouveau modèle peut encore modifier les règles du jeu entre l’écriture du programme et l’ouverture du salon.
L’ambition est plus utile : mettre en regard les usages, les limites et les transformations professionnelles déjà observables. Avec plus de 200 exposants et marques représentées et plus de 60 conférences au total, la 44e édition offrira aussi la possibilité de replacer l’IA dans un écosystème plus large, où continuent de compter les équipements, les infrastructures, les compétences et la collaboration humaine.
La densité de cette programmation constitue sans doute le signe le plus concret de l’évolution en cours : l’intelligence artificielle n’est plus un sujet isolé. Elle devient une question transversale pour l’ensemble de la filière audiovisuelle.
SATIS 2026 : mercredi 4 et jeudi 5 novembre 2026.
Adresse : Docks de Paris, La Plaine Saint-Denis.
Format : plus de 200 exposants et marques représentées, et plus de 60 conférences, keynotes et tables rondes.
Accréditation : réserver son badge gratuit.








