La comédia musicale Masquerade, réinterprétation du Fantôme de l’Opéra
© DRLe défi posé par Masquerade, production inspirée du Fantôme de l’Opéra, diffère radicalement de celui d’un théâtre traditionnel. À la différence d’une salle où les spectateurs restent face à la scène, ici, le public ne reste jamais au même endroit et avance au plus près des comédiens dans des ambiances architecturales très contrastées.
Dans ce contexte, le son ne peut plus se contenter de suivre une ligne frontale. Il doit rester clair et s’adapter à chaque mouvement. Pour y parvenir, un maillage serré d’enceintes LD Systems a été déployé à hauteur d’homme avec l’ambition de maintenir une intelligibilité parfaite, sans larsen ni rupture d’immersion.
Une continuité sonore accompagne ainsi le spectateur tout en intégrant le matériel dans un décor que le public traverse à quelques centimètres.
Une installation pensée pour un spectacle en mouvement

La production transmet au spectateur une histoire qui se vit à travers plusieurs étages de l’ancien Lee’s Art Shop, à l’origine, un magasin d’art situé à Manhattan, sur la 57e rue à New York. Cette approche impose une conception sonore qui ne repose plus sur un axe scène-salle mais sur une diffusion enveloppante et stable, quel que soit l’emplacement de l’auditeur.
Dans l’objectif de construire ce maillage, Brett Jarvis, concepteur sonore du projet, s’est tourné vers LD Systems. Le dispositif réunit plus de mille enceintes, dont des satellites CURV 500, des enceintes DQOR et des systèmes MAILA répartis dans des volumes très différents.
Jens Kleinhuis, ingénieur d’application terrain chez Adam Hall Group, revient sur les premières discussions avec l’équipe artistique et décrit la nature du défi comme une évidence. Il explique : « L’équipe a rapidement compris qu’elle devrait mettre les bouchées doubles pour Masquerade ». L’intégration a demandé des démonstrations, des essais sur site et une coordination étroite entre l’ingénierie mécanique, la R&D et les équipes de production afin d’éviter toute discontinuité sonore.
Un maillage coordonné par un soutien technique constant
La réussite du projet repose autant sur la densité du système que sur la capacité à piloter l’ensemble. Le dispositif est alimenté par 68 amplificateurs à quatre canaux, chacun équipé d’une extension Dante pour assurer la communication réseau dans l’ensemble du bâtiment. Les équipes de LD Systems ont accompagné la production à chaque étape.
Ivan Klepac, ingénieur spécialisé dans les systèmes intégrés, résume la situation en affirmant que « ce projet était tout sauf ordinaire ». L’expert souligne le caractère atypique de la mission et précise que son équipe est restée disponible « vingt-quatre heures sur vingt-quatre » pour aider à résoudre les difficultés liées à l’installation.
Pour le directeur des ventes d’Adam Hall North America, Rob Olsen, ce projet illustre une contrainte principale. Autrement dit, garantir un son cohérent dans un lieu où chaque niveau possède sa propre identité acoustique.
Il apporte un éclairage sur les coulisses : « Brett Jarvis a dû relever le défi d’assurer un son stable et cohérent sur cinq étages complètement différents. Après avoir découvert la gamme de produits LD Systems, puis l’avoir essayée et entendue au siège d’Adam Hall, il a su qu’il avait trouvé la solution idéale. »
De son côté, Gabriel Medrano, président d’Adam Hall North America, voit dans Masquerade un projet charnière. Il décrit la collaboration avec Brett Jarvis et son équipe comme « une source d’inspiration » et considère que l’utilisation de MAILA dans un tel environnement marque « un véritable tournant dans l’histoire de LD Systems ».







