Spark 2027 : le rendez-vous de l’ISE où production virtuelle, IA et expériences immersives se rencontrent

Après une première édition remarquée à l'ISE, Spark prendra une nouvelle dimension en 2027. Plus qu'un simple événement, il s'affirme comme un lieu où s'inventent les méthodes de production qui rapprochent télévision, live, publicité, jeu vidéo et expériences immersives.
Spark 2027 - SonovisionSpark réunit créateurs, producteurs et technologues autour des nouveaux workflows de production audiovisuelle et immersive. © DR

 

Spark 2027 illustre la manière dont les nouveaux workflows de production audiovisuelle rapprochent désormais production virtuelle, intelligence artificielle, contenus immersifs et création en temps réel. L’annonce de son extension pour 2027 confirme une tendance de fond : les frontières entre les différents univers de production continuent de s’effacer au profit de chaînes de fabrication plus collaboratives.

Lancé lors d’Integrated Systems Europe (ISE), Spark est né d’un constat simple. Les décisions qui façonnent aujourd’hui les contenus ne relèvent plus uniquement des diffuseurs ou des studios. Elles impliquent dès les premières phases créatifs, producteurs, équipes techniques, agences, marques et fabricants de technologies.

Cette évolution se traduit par l’apparition de nouveaux espaces d’échange où les workflows deviennent aussi importants que les équipements eux-mêmes.

 

L’avis de la rédaction

Spark ne cherche pas à devenir un salon supplémentaire consacré aux technologies audiovisuelles. Avec cette nouvelle organisation,  l’ISE cherche davantage à réunir, dès les premières phases d’un projet, les métiers créatifs, les équipes de production et les industriels.

 

Un événement pensé autour des usages

Organisé dans le hall 8.1 de la Fira Gran Via, la première édition de Spark a réuni en 2026 utilisateurs finaux, créateurs, producteurs et spécialistes de plusieurs secteurs : broadcast, événements live, communication, publicité ou encore jeu vidéo.

Le programme associait quatre installations immersives partenaires, une trentaine de conférences et soixante-trois intervenants, parmi lesquels Jordan Schwarzenberger ainsi que des représentants de Netflix et de 0207 Def Jam.

L’objectif n’était pas de présenter des technologies de manière isolée, mais de montrer comment elles s’intègrent dans des chaînes de production concrètes, depuis la conception éditoriale jusqu’à la diffusion.

 

La production virtuelle quitte le laboratoire

Parmi les démonstrations les plus suivies figurait celle de Samsung autour de The Wall for Virtual Production (série IVC).

L’installation permettait d’observer l’évolution des plateaux LED, désormais pensés comme des environnements de production complets plutôt que comme de simples dispositifs d’affichage.

Cette approche était prolongée par MoSys avec Mostudio, une plateforme qui automatise une partie de la production virtuelle afin de la rendre accessible à des équipes moins spécialisées. L’enjeu n’est plus uniquement la performance technologique : il s’agit aussi de réduire les barrières d’entrée et de simplifier les workflows.

Pour les producteurs comme pour les créateurs de contenus, cette démocratisation ouvre de nouvelles possibilités, notamment pour les productions de taille intermédiaire qui n’avaient jusqu’ici pas accès à ces environnements.

 

Des démonstrations qui parlent aux métiers

Spark s’est également distingué par une série d’installations conçues comme de véritables cas d’usage.

Le Floating Sky de Lab of Tomorrow explorait la scénographie immersive appliquée aux expériences live, tandis que 3Cat présentait un cube interactif inspiré de Manairons, transformant un univers vidéoludique en installation physique.

Ces démonstrations illustrent une évolution majeure : les dispositifs immersifs ne sont plus uniquement destinés au spectacle ou à l’expérimentation. Ils deviennent des outils de narration intégrés aux stratégies de production.

 

L’IA et les médias immersifs au cœur des nouveaux workflows

Les échanges ont largement porté sur l’impact de l’intelligence artificielle, de la production virtuelle et des médias immersifs dans les processus de création.

Le sujet n’était pas tant l’adoption d’outils supplémentaires que la recomposition complète des chaînes de fabrication.

Prévisualisation, création d’environnements, automatisation, captation, diffusion multicanale : ces briques technologiques tendent désormais à fonctionner comme un système cohérent, dans lequel les décisions créatives et techniques interviennent beaucoup plus tôt qu’auparavant.

Cette logique de convergence constitue l’une des principales évolutions observées aujourd’hui dans les industries audiovisuelles.

 

Un lieu où se rencontrent créatifs, techniciens et décideurs

Au-delà de la technologie, Spark cherche à rapprocher des communautés qui travaillent encore souvent en silos.

Créateurs, diffuseurs, marques, producteurs, responsables techniques et fabricants y confrontent leurs pratiques avant même que les modèles de production ne deviennent des standards du marché.

Cette volonté de collaboration s’étend également à la formation des futurs professionnels. Fidèle à la mission de la Fondation ISE, Spark favorise les échanges entre jeunes talents et entreprises afin de les familiariser avec les attentes concrètes des métiers.

 

Spark change d’échelle en 2027

Après cette première édition, Spark quittera la Fira Gran Via pour s’installer les 3 et 4 février 2027 sur le site de Fira Barcelona Montjuïc.

Ce changement de lieu doit permettre d’accueillir davantage d’installations, de proposer un programme éditorial plus dense et d’élargir les formats immersifs présentés.

Au-delà de la croissance de l’événement, cette évolution reflète surtout l’intérêt grandissant des professionnels pour des espaces où la réflexion sur les workflows accompagne les innovations technologiques. Dans un contexte où la production audiovisuelle emprunte de plus en plus aux univers du jeu vidéo, de l’événementiel et des médias immersifs, Spark semble vouloir devenir l’un des points de rencontre de cette convergence.